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« Mes frères sont en prison parce que nous cherchons justice et vérité pour Adama » par Bruegel de Bois
Lille-Tournai-Lille. À la recherche de l'EPO perdue par Bruegel de Bois
À Lille, la mairie et l'État jouent au ping pong avec les Roms par Bruegel de Bois
Violentes trombes sur l’Île singulière par Jack de L'Error
Divagations d’un citadin en rase campagne par Capitaine Cœur-de-Bœuf
La faune et la flore par Jean Mouline
Chronique de la vie ordinaire de SDF wazemmiotes par Esteban
Concours de force publique par Frédérique Lacluysse
500 colons sur la ligne de départ par Esteban
Ulysse est un oiseau de passage par Bruegel de Bois
Au revoir LSD, bonjour Guarana : Fête de la vielle à roue à Anost ! par Erwan Letartier
Sous les ors du Palais par Frédérique Lacluysse
Aux boues de la lutte par Jean Mouline
Lille-Sud : Le développement durable à la hache par Bruegel de Bois
Îlot Pépinière : en l’honneur des victimes des politiques urbaines par Jack de L'Error
En plein tombeau méditerranéen par Lille43000
Les nuits lilloises ou la politique du pilonnage par Jack de L'Error
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Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations par Lille43000
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Le samedi de Bouvines par Jack de L'Error
HLM à Euralille : le « vent de renouveau » a un goût de vieille rengaine par Erwan Letartier
La Pape est mort, à bas le Pape ! par Samuele S. ("Huntingtown") Bertoni
Pourquoi cou(v)rir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille ? par Jack de L'Error
Liège : reportage fleuve dans un bateau ivre par Bruegel de Bois
De l’arrache, du record et du spleen : le concours de bouffeurs de frites à Comines par Capitaine Cœur-de-Bœuf
Torino Libero par Samuele S. ("Huntingtown") Bertoni
Le festival d'Aurillac est crade et dépravé ! par Bruegel de Bois

Stéradian publié initialement le 25 juillet 2012

Patrick Alessandrin / Luc Besson / J.-F. Hensgens (sbc)

C. Raffaelli / D. Belle / Ph. Torreton / D. Duval / P.-M. Mosconi / E. Yung / MC Jean Gab'1 / La Fouine

Et voilà, on change pas une équipe qui gagne... tant de pognon. La bande à Besson remet le couvert, et oui, on s'amuse, à compter les flingues, les répliques, les cascades, tous, « qui déchirent ». Bref, inutile ajout de cette production aussi débile que catastrophiste, qui « dépeint » à peine le monde french ambiant comme si c'était une favela généralisée, avec ses races, ses gangs, tous colorés, même les fafs, en « encore pire ». Doivent le montrer dans les écoles de police, c'est sûr... D'ailleurs, savent pas compter plus loin que 5, ces ethnicistes si « pas racistes » : chinois, arabes, blacks, suprémacistes blancs, gitans. On vous épargne les perles de dialogues, attendus comme un Besson, frenchophiles comme un rêve de Lepénien, assénées par nos deux blancs secs et justes comme une réplique qui se voudrait du Audiard, sauf que c'est du p'tit mickey. Bref, toute la Banlieue 13, à force de rap, de came et de putes, glande et survit, féroce comme un rêve de cauchemar américain, et nos deux héros, le chauve philosophe flic et le tatoué zen yamakazi au grand cœur, comptent bien y faire régner ordre et justice, voire ni l'un ni l'autre, mais en coup de pied sauté ça donne l'impression. Ajoutez à cela : un président-Torreton à faire se pâmer une Chazal, une cheftaine de gang quasi-féministe, des gros méchants encore plus pourris et fachos que tout le monde, et des gadgets de flics, et on a une bonne soupe aux navets, comme au cinéma : des pirouettes, des souks, des RPG, des flics qui morflent, des racailles United Colors qui prennent d'assaut la salle Jupiter de l’Élysée, des leçons d'éco « souterraine » comme à la TV, une scène de Broussli avec un Van Gogh dans les mains, un gros chinois qui cite Sarko, bref, du bon gros Besson bien beauf, bien con. Bien français et bien épais qui a voulu faire du 93, non, pas une banlieue de rappeurs rebelles, mais oui, un super-complexe-cinéma-hollywood-cinecitta-babelsberg-à-la-française. Le 93 va le lui mettre bien plus profond que son projet si grandiose et le film qui va avec, et on l'y aidera, au besoin. Ainsi muni de culture, il pourra enfin apprendre à lire un peu plus d'alphabet que les 6 lettres qui composent le mot « police », notre grand gamin si « punk » (à l'époque de Subway, il se définissait ainsi ! Les punks ont jamais été mis au parfum on dirait...), surtout si BBR. Oui, si Besson crevait, y aurait plus (+) de place pour se garer. Inch'allah. Marrant, pour un type qui voulait repeindre le 93 de sa couleur, de le dénoncer avec des méchants promoteurs de chez Harriburton (sic). Bush, à la retraite, recrute, y paraît. À l'écouter, Besson serait incorruptible. Fais voir...

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