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Nous ne sommes pas seuls au milieu d'un champ...

Reçu dans notre boîte mail dans la nuit... : « En plein mouvement social, le gouvernement annonce des expulsions ciblées mais massives sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à grand renfort de bleusaille (2500 gendarmes annoncés). Si nous avons gagné tou-tes ensemble l'abandon du projet d'aéroport, les centaines de personnes qui sont venues engager leur vie en occupant l'espace et en renouvelant le contexte politique, y auront contribué pour une part décisive. Maintenant, c'est à dire à partir de lundi matin 6 heures, le gouvernement prétend faire un tri parmi les habitants selon des critères de radicalité difficiles à établir. Invoquant le retour à l'État de droit, il balaie notre revendication de gestion collective du foncier étayée pourtant juridiquement (à l'exemple du Larzac) et rejette même le droit en défense dans sa procédure d'expulsion des habitants. Nous avons nous même engagé notre vie et notre famille dans cette aventure, parce que ici nous pourrions déployer en vrai, notre rêve de paysannerie engagée dans la société autant qu'en prise avec l'environnement au-delà des limites de nos champs. Ce serait non seulement trahir les autres mais aussi se renier que de laisser vider ce territoire de sa substantifique moelle, les gens qui l'ont défendu.
Il n'est pas même évident que nous échappions à la vague d'expulsion tant les contacts avec la préfecture sont pauvres. En pleine campagne de destruction sociale, le gouvernement prétend venir jouer ici un rôle d'arbitre utile pour résoudre des conflits qu'il entretient lui-même (circulation sur la D81, mutisme sur nos propositions, choix de partenaires de discussion étrangers à la lutte pour la préservation de ce territoire).
Nous appelons donc à venir nombreux-ses protester contre ces opérations sur l'ensemble du territoire. » Dès ce soir, à Lille, rendez-vous est donné à 18H, Grand'Place.

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Chiens de garde dans les starting-blocks

Alors que les gares ont été désertées mardi – donc calmes –, les lévriers de Cnews ont jugé bon de comparer, en une et sans sourciller, la grève des cheminots à « la pagaille » voire, en page 5, à « une interminable galère » (04/04). Certes, ce journal « gratuit » anti-gréviste fait un bon départ. Mais pour remporter la « Laisse d’or », la concurrence est plus rude que jamais.

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Choisis ton groupe

Y’a comme un printemps qui vient. Même si sous nos latitudes, il pleut et fait froid – rien d’anormal –, ce qui ressemble à un début de mouvement social fait très doucement monter le thermomètre. Ni une, ni deux, La Voix du Nord appelle donc à la « So-li-da-ri-té » (sic) et crée, en bon chien de garde, un groupe Facebook « on s’entraide dans le 59 et le 62 ».  Les gens « en difficulté » à cause des grèves pourront y partager leurs « galères » et leurs « solutions ». Heureusement, pour tous les autres, le journal La Brique se propose d'alimenter un fil d’infos en continu – « La grève générale arrive » – rapportant les différentes « mobilisations dans la métropole de Lille ». Des piquets, des blocages, des AG.

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Et pour quelques millions de plus

En 2010, la MEL avait lâché plus de 20 millions d’euros pour installer la billettique sans contact dans les stations de métro. Aujourd’hui, elle compte en débourser trois fois plus pour les équiper de portiques « anti-fraude » d’ici 2020. Un paquet de fric nécessaire pour Gérald Darmanin, toujours vice-président de la MEL, qui considère qu’à cause de la fraude « le prix du billet doit augmenter ou il doit y avoir plus de contribution public à ce transport ». Une fraude qui, en 2014 lorsque son taux était au plus haut, représentait un manque à gagner de 14 millions d’euros. D’où les portiques à… 60 millions. C’est quoi déjà qui fait augmenter le prix du billet ?

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Carnaval contre Carême

Il y avait des airs de carnaval toute la semaine dernière à Fives. Du carnaval contre la fin de la trêve hivernale. Des manifs et des instruments à vents, de la danse et gens en lutte, des troubadours, de l'Atelier populaire d'urbanisme, de la beuverie du son de la fête de la révolte et des personnages ivres : Brueghel l'Ancien s'y serait plu. Tout comme lui aurait plu, certainement, le grand graffiti en mémoire de « Selom et Matisse » qui bave sur les locaux de France 3, boulevard de la Liberté...

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Ce qu'il s'est passé vendredi 15 décembre à la cité Saint-Maurice à Fives

Nous relayons ci-dessous un texte publié ce matin par le C.R.I.M.E revenant sur l’affaire des jeunes happés par un train vendredi dernier à Lille, dont deux y sont restés. Alors que le parquet contredit formellement la mise en cause de la police, les survivants racontent comment ils ont couru justement pour lui échapper. Leur témoignage est accablant et rappelle la mort de Zyed et Bouna survenue il y a douze ans.

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Tout ça pour... rien

Le Défenseur des droits a rendu sa décision relative aux 53 arrestations du 15 janvier 2011 au Centre culturel libertaire de Lille. Coïncidence, nous l’avons reçue peu de temps après avoir publié un texte qui déplorait le silence de cette autorité, et en particulier de Jacques Toubon que nous avions rencontré en novembre. Quoi qu’il en soit, le Défenseur des droits confirme ce que nous avions rapporté ici-même. Les flics ont par exemple « utilisé leurs aérosols de défense pour saturer l’air et contraindre les occupants du local à en sortir, ce qui est exclusivement réservé aux unités spécialisées d’intervention » : manquement à la déontologie et manque de discernement. Ou ils ont aussi privé de repas les gardés à vue, enfermés « en moyenne une quinzaine d’heures » : manquement au « respect de la dignité des personnes ». Ou encore ils ont rédigé « de nombreux procès-verbaux [qui] contiennent des mentions fallacieuses » : faute professionnelle, manquement à leur obligation de loyauté, portant « atteinte à la crédibilité des personnes assermentées ». Enfin, le Défenseur constate qu’une « mesure privative de liberté a été […] maintenue en dehors de tout cadre légal »… Pourquoi le Défenseur des droits a-t-il mis aussi longtemps à rendre cette décision évidente ? La réponse se trouve peut-être dans cette précision « liminaire » : « les investigations […] ont été freinées par la communication tardive par le parquet de l’ensemble des pièces demandées » et « l’identification de tous les fonctionnaires de police présents lors des faits a été empêchée par l’impossibilité invoquée par la DGPN de transmettre un trombinoscope de ses agents ». Les flics ont donc été protégés par leur hiérarchie. À laquelle le Défenseur des droits ne recommande que de simples rappels au règlement.

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100% d’abstention à l’ENL

Fermez les yeux. Cap sur une élection d’importance. Un jour de vote, un jour de pluie. 83% d’abstention. La démocratie niée. La suite est l’état d’urgence à l’état pur et social. Comme seule la Nation en est capable. Et comme José Saramago le décrit dans son roman La lucidité.

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The Kinget in the North

François Kinget, en son nom élu de l’opposition municipale, un mec de droite qu’on connaît pas vraiment, a dit : « Malheureusement, Lille n’est pas équipée de caméras de vidéosurveillance sur la voie publique ». Affirmation tellement grotesque que La Voix du Nord qui la rapporte, se sent obligée de rajouter cette note de la rédaction (NDLR) : « sauf dans le secteur de la rue Jules-Guesde ». Kinget ne peut pas l’ignorer, car Martine Aubry a reconnu il y a peu de temps « l’absence d’efficacité probante de la vidéosurveillance sur le secteur de la rue Jules-Guesde ». Mais de ces caméras et des centaines d’autres recensées par Lille Sous-surveillance, Kinget  s’en tape. Il veut juste faire croire qu’il n’est pas en accord avec la politique d’Aubry, pourtant à peu près autant sécuritaire que celle qu’il prône.

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  • Catégorie : Brèves

Tweet again

Samedi 1er juillet, fin d’après-midi, la balade « urbaine » est passée par l’îlot pépinière, énième victime de l’urbanisation si chère à l’ancien directeur de l’ENL. Une fanfare de lutte s’est installée. À Fives, près de la place Degeyter.  Le soleil réapparaissait enfin.  Sur un lit de mousse familiale, Bruegel de Bois a débarqué pour la fête de l’APU-Fives et pour la conférence de presse. C’est alors que les instruments ont entonné à tous vents « L’Estaca ». L’enquête a viré en cache-cache et lancers de pétards sous les roues passantes des voitures.  De retour dans les locaux de l’ENL, Bruegel n’a pas su expliquer ce qu’il s’était dit lors de la conférence de presse. Mais la vérité est ailleurs, et elle tombe souvent  sur le twitter de l’APU.