Lettre ouverte à L'Error

• Cher directeur,

L'orage gronde, la foudre menace, et vous ne sortez pas de votre mutisme depuis plusieurs jours déjà. Si la grève n'a pas encore éclaté, si vous n'avez pas encore reçu de chaussures à la volée, c'est une preuve de plus de votre despotisme, du muselage de l'ensemble de l'école par vos pratiques staliniennes en cours ces derniers mois. Plus aucun élève n'ose publier une seule ligne, sous peine de recevoir mille sévères retours inspirés de votre fondamentalisme orthographique et grammatical. Désormais, comme chacun sait, vous êtes esseulé, abandonné par vos derniers fidèles, et vous persistez néanmoins à croire dans votre résurrection prochaine.

Sachez qu'il n'en sera rien, vous êtes allé trop loin, le fût a déjà largement débordé. La contestation est en marche, et elle ne peut que s'inspirer des mouvements des cheminots et intermittents : eux ont bien compris que la grève ne peut être que longue et totale. Que toute victoire passe par forcer Filipetti, Valls et toute la clique à mettre un genou à terre, puis qu'ils s'écrasent devant la force inhérente du mouvement révolutionnaire prolétarien.

Cher Jack, il vous reste une seule porte de sortie honorable au vu des circonstances : la démission.

Avec toutes mes considérations néogonzos pour la qualité de votre travail journalistique.

Simon de Bavoir

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