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À Lille, comme le démontre un excellent article à lire absolument, « la fabrique de l’embourgeoisement » est le résultat du « dessein inavoué » de la mairie. À savoir « rendre invisible les classes populaires au profit de nouvelles classes moyennes dites "créatives" ou "urbaines" ». Bien sûr ces dernières, il faut les choyer. C’est en tout cas ce qu’a dû se dire Walid Hanna, troisième adjoint, en se rendant au « Carré Orchestra » ‒ résidence construite récemment dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier populaire de Lille Sud. Les médecins et cadres qui peuplent en partie la centaine de logements avaient un problème de… porte. Et quoi de plus logique, après tout, pour une résidence sécurisée par tout un système de barrières et de portails, qui la protège des habitants d’en face ‒ ceux qui ont moins de pognon. Alors Walid Hanna, l’homme qui murmurait à l’oreille des journalistes, déboule et se présente, sur le ton de la connivence : « Vous savez, moi aussi je suis médecin ». Situation grotesque, note un habitant du quartier qui a eu vent de cette anecdote : « Quand on est devant des habitants de Lille Sud de toujours, on les prend pour de la merde. Et quand ce sont des personnes assez aisées, on se présente en disant "ah moi aussi je suis médecin". C’est du foutage de gueule ». Ou juste une grosse dose de mépris ?

Commentaires   

 
#1 nonno 22-02-2014 12:37
Entre ici Walid Hanna !!!!
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