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La liberté de la presse est un fondement de notre démocratie. Inscrite dans l’article XI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789), celle-ci ne saurait être remise en cause. Et peu importe si les grands groupes de presse appartiennent à des fortunes diverses qui n’ont que peu d’intérêts à ce que la parole puisse être libre et critique. C’est ce que nous disait un journaliste de La Voix (qui appartient à un de ces grands groupes) au détour d’une manifestation : « Aujourd'hui, on ne nous donne plus les moyens d’enquêter, on n’a pas le temps disponible. » Au-delà de cette question, il conviendrait aussi de s’interroger sur la possibilité matérielle de la liberté de la presse pour... ses lecteurs. Prenons l’exemple de Fives, quartier populaire lillois. Il y avait, en son sein (autour du métro, rue de Lannoy et rue Pierre Legrand), il n’y a pas cinq ans, encore trois kiosques qui distribuaient toute sorte de presse : de la consensuelle, de l’alternative, de la droitière. Aujourd’hui, ces trois lieux qui avaient pignon sur rue ont fermé. Les seuls dépôts-ventes que vous trouverez se situent dans les centres commerciaux Carrefour et Leclerc... et encore, pas sûr qu’on y trouve tout l’éventail de ce que fait la presse aujourd’hui. En revanche, le très chic Vieux-Lille dispose de plusieurs kiosques individuels, sans compter les mégastores culturels de la Grand Place. Existerait-il deux libertés de la presse, une pour les riches et une pour les pauvres ? En tout cas, la liberté de la presse ne s'use que quand on ne la trouve pas !

Commentaires   

 
#1 Bruegel 23-11-2014 21:53
C'est confirmé : il ne reste plus de kiosques à Fives !
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