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Le 9 février dernier, la fine fleur du gonzo-journalisme lillois s’est rendue au meeting du Front de Gauche dans la salle des fêtes de Ronchin – une mairie, soit dit en passant, tout ce qu’il y a de plus « socialiste ». On y annonçait la présence de, s’il vous plaît, Monsieur Jean-Luc Mélenchon et Madame Marie-George Buffet. Bravant le froid, le gonzo-trotskiste Capitaine Cœur-de-Bœuf, le gonzo-socio-démocrate Jack de L’Error ainsi qu’un de leurs correspondants sous-payés, se sont donné pour mission de poser une vraie question de droite à Jean-Luc Mélenchon. Très consciencieusement, ils avaient même pris le soin de la rédiger au préalable sur un post-it : « M. Mélenchon (bis), que pensez-vous des maisons closes ? » Mais ils ont été accueillis comme du simple peuple, de la pauvre plèbe, eux, des gonzo-journalistes ! Au final le Capitaine et Jack, selon leurs dires, ont « préféré se casser et mater le match de foot à la télé ». Aujourd’hui, ils regrettent assurément cette débandade indigne du prix Pulitzer, mais garantissent ne pas avoir pris de stupéfiants ce soir-là. Reportage sonore.


A peine cette formidable œuvre audiovisuelle a-t-elle été publiée sur Dailymotion que des partisans du Front de Gauche ont tenu à montrer leur gratitude à nos gonzo-journalistes. « Mais quels bande de branleurs » (sic), a déclaré très subtilement un certain « AhBahOuaisMaisBon », ajoutant un très joli : « Bandes de neuneus. Changez de shit chais pas... » Puis ce fut au tour de « happykollapse » qui leur a conseillé de façon très sympathique : « retournez fumer des pétards… » Eh bien, c’est peu dire que Jack et le Capitaine ont été extrêmement émus par ces manifestations d’amour. A présent, la « révolution citoyenne » pourra compter sur leur indéfectible loyauté.

Des journalistes. Une « sale corporation voyeuriste et vendeuse de papiers », dixit Jean-Luc Mélenchon : « C'est fini, tu fermes ta petite bouche, tu me parles de politique. Moi je te parle de médias et de ton métier pourri. Si tout ce que tu trouves à faire c'est de me répondre ça, tu vas faire ton interview plus loin. Ok ? » Ok m’sieur…

Et soudain, Ugo Bernalicis, candidat du Front de Gauche pour le canton Lille Sud-Est, ici en visioconférence, déclara : « Le Front de Gauche, c’est le souffle qui ravive les braises, qui redonne l’espoir qu’une autre société est possible, maintenant. » En parlant de braises, Jack et le Capitaine tiennent toutefois à signaler au lectorat l’absence la plus totale de merguez ou de chipolatas pendant ce meeting. Dommage. •

Commentaires   

 
#1 CCdB 15-05-2013 11:56
15-02-2011 13:47
Je dirais même plus : non seulement pas de merguez ni chipos, mais en plus des micro-sandwichs (ils ont dû arriver trop tard à la boulangerie !) à 2 euros !

Mais bordel ! La révolution, même "citoyenne", ça ne se fait pas le ventre vide...
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#2 jean mouline 15-05-2013 11:57
15-02-2011 15:23
euh, pardon capitaine, mais quand vous dites : "La révolution, même "citoyenne", ça ne se fait pas le ventre vide?" Ya pas comme un petit vent de connerie là-dedans ?" parce que rien qu'en 1789, je crois que les gens ont eu faim lorsqu'ils sont allés jusque versailles.. et qu'y a deux ou trois bricoles dans le monde qu'on appelle aussi "émeutes de la faim"... bref, j'ai l'impression que, souvent, c'est la faim qui appelle les révolutions plus que les ventres bien remplis.. non ?
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#3 B2B 15-05-2013 11:58
15-02-2011 21:13
D'abord le capitaine, ce qui l'intéresse c'est pas la bouffe, ni les chevelus au T-shirt Che Guevara, c'est la gnôle. Et avec ça, on fait toutes les révolutions qu'on veut. Regardez Jésus, un mec qui change l'eau en vin, normal qu'il se fasse suivre ! Alors moi aussi je suis pour l'égalité républicaine : "Du vin du hash et du vin pour tous, maintenant et tout le temps !" hips hips hips
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