Félicien Pirson

Félicien Pirson s’est réveillé un jour au milieu des rayons d’un Gitem de la Côte d’Opale. Persuadé d’être apparu spontanément sur Terre avec une mission (1), il en cherche le sens depuis plus de trente ans. Tour à tour bucheron subaquatique, testeur de parachutes, producteur de musique pour machine à sous, il sombre dans l’alcoolisme face à l’absurdité du monde. Sa rencontre avec Bruegel de Bois opère un « véritable tournant », comme une révélation il se découvre néogonzeur sans arranger son goût pour la boisson.

Célèbre pour ses textes sans chute, son style ampoulo-schlag, ses prémonitions lues dans la chantilly de ses non moins célèbres irish coffees, il erre dans les couloirs du département d’études et de recherches post-ante-néogonzistes en attente d’inspiration.


(1) Note de la direction de l’école : Selon un rapport du shérif de Landrethun-lès-Ardres, cet individu aurait été victime d’un delirium tremens suivi d’un coma éthylique. Dans sa chute, sa double fracture du rocher aurait entraîné une amnésie grave. Pour autant, aucune trace de son existence n’a été retrouvée. Le mystère reste donc entier.