Front de gauche et journalisme bio

« Je me sens très proche du Front de gauche et le fait qu’il ait choisi d’être autonome à Lille, de ne pas faire de liste avec le Parti socialiste, m’a déterminé. Je pense qu’il faudra se passer du Parti socialiste, définitivement. » Vous ne rêvez pas, ces bonnes paroles, extraites de Liberté Hebdo, sont à mettre au crédit de Gilles Balbastre, journaliste, documentariste et auteur des excellents Fortunes et infortunes des familles du Nord  (2008) ou plus récemment Les nouveaux chiens de garde (2012). L’ancien aventurier des regrettés PLPL et Plan B franchit le pas et se présente à Lille sur la liste du Front de gauche, selon lui le « parti qui peut s’adresser à des classes sociales qui n’ont plus de représentation. » Ça, ça reste à voir, mais ce militant de l’information progressiste n’en oublie pas ses premières amours et en profite pour présenter son plan de lutte : « On lutte contre la malbouffe, on pourrait peut-être lutter contre la mal-info. Et il est grand temps de réclamer, comme la bouffe bio, de l’info bio, fabriquée par des journalistes élevés en plein air, entièrement nourris à l’investigation, sans trace de libéralisme, de conservateurs, voire de conservatismes, et de publicité. » En prenant exemple des AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne), Balbastre lance l’idée : « Pourquoi, dans des Amip, associations de maintien de l’information progressiste, on ne produirait pas deux ou trois paniers dans l’année, avec un DVD, un journal un livre, produits en reprenant les fondamentaux de notre métier de journaliste, c’est à dire le temps de travail, qui nous est de plus en plus enlevé par l’info-industrie ? » Une idée pour sauver le petit canard rouge ?

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