Concours de force publique par Frédérique Lacluysse
Divagations d’un citadin en rase campagne par Capitaine Cœur-de-Bœuf
En plein tombeau méditerranéen par Lille43000
Liège : reportage fleuve dans un bateau ivre par Bruegel de Bois
500 colons sur la ligne de départ par Esteban
La Pape est mort, à bas le Pape ! par Samuele S. ("Huntingtown") Bertoni
Lille-Tournai-Lille. À la recherche de l'EPO perdue par Bruegel de Bois
« Mes frères sont en prison parce que nous cherchons justice et vérité pour Adama » par Bruegel de Bois
Au revoir LSD, bonjour Guarana : Fête de la vielle à roue à Anost ! par Erwan Letartier
De l’arrache, du record et du spleen : le concours de bouffeurs de frites à Comines par Capitaine Cœur-de-Bœuf
Sous les ors du Palais par Frédérique Lacluysse
Les nuits lilloises ou la politique du pilonnage par Jack de L'Error
Aux boues de la lutte par Jean Mouline
Torino Libero par Samuele S. ("Huntingtown") Bertoni
Calais : les vivants et les murs par Bruegel de Bois
HLM à Euralille : le « vent de renouveau » a un goût de vieille rengaine par Erwan Letartier
La faune et la flore par Jean Mouline
Da la gaudriole par Mad et Mar
Lille-Sud : Le développement durable à la hache par Bruegel de Bois
Le samedi de Bouvines par Jack de L'Error
Violentes trombes sur l’Île singulière par Jack de L'Error
Îlot Pépinière : en l’honneur des victimes des politiques urbaines par Jack de L'Error
14 juillet : fête populaire en treillis par Erwan Letartier
Chronique de la vie ordinaire de SDF wazemmiotes par Esteban
Pourquoi cou(v)rir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille ? par Jack de L'Error
Ulysse est un oiseau de passage par Bruegel de Bois
Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations par Lille43000
À Lille, la mairie et l'État jouent au ping pong avec les Roms par Bruegel de Bois
Des parents par Mad et Mar
Le festival d'Aurillac est crade et dépravé ! par Bruegel de Bois

Stéradian publié initialement le 5 janvier 2013

2009

Darroussin / Podalydès / Greggory / Doutey / Breitman / Lanners

Un de ces chefs-d’œuvre… Le cinéma, ça ne se fait pas d'un coup de baguette magique, ça tombe bien, l'entreprise « tertiaire » non plus. Ici, on va nous montrer, un peu, comment. Un film en trois coups de baguette, mais de maestro, pas d'illusionniste. Une histoire banale, et finalement complètement folle. Un patron réunit ses employés à un gala, avec conjoints. Ça trinque, ça jase, mais ils sont officiellement conviés à une sorte d'évaluation sur leur travail, avec l'aide d'acteurs professionnels mêlés aux invités. Tout le monde joue le jeu de la « culture d'entreprise », et échange au cordeau dans ces « mises en situation ». Un remaniement de service, vas-y, gère. Une info sensible qui fuite, gère. T'es évalué, sauf que tu sais jamais si c'est du faux, ou du vrai qui saigne, gère. Mais du strapontin de service aux premiers balcons, tout le monde ne voit pas la même chose, du spectacle entrepreneurial. Et surtout pas en même temps. Découpé très rigoureusement, des plans aux séquences, des cadrages aux profondeurs de champs, on comprend de ce film hyperchoral comment des infos sur le rachat de la boîte, et le plan de licenciement qui va avec, ne vont s'égrener que d'une scène à la suivante, pas à pas. Et du syndicaliste à l'acteur malin, du patron à la secrétaire, du cadre brave au brave nettoyeur des chiottes, du jeune loup arrogant à la jeune louve arrogante, on découvrira combien on ne badine pas avec le jeu. L'entreprise, c'est le réel. Quand on y cache quelque chose, c'est toujours un acte de guerre.

Aparté :

Sur la question Crise / Travail, y’aurait moyen de fomenter une révolution. Suffirait de projeter, par exemple sur la façade de l'usine Toyota, à Valenciennes, les films Sauf le respect que je vous dois, Rien de personnel, Ressources humaines et L'Emploi du temps. Du matin au grand soir…

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