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Stéradian publié initialement le 5 janvier 2013

2000. R. Crowe / M. Ryan / D. Morse

Tiens, encore un, de ces gadgets facho-compatibles dont notre cher Occident regorge à plus savoir quoi en foutre, entre Rambo et Terminator, entre jouets pour adultes (BlackBerry, paintball, BMW Caiman...) et cinéma pour gamins. On dirait le superbe La légion saute sur Kolweyzi, dégraissé finement par ce boucher de la Villette de Manchette, voici longtemps (chroniques ciné, in Les Yeux de la momie, Rivages). Voyons voir. Morse travaille au Panama, ou vers là. Y’a du pétrole, la jungle, des guérilleros, et Meg Ryan sa femme qui l'aime. Morse se fait enlever, rançon. Crowe, celui qu'on attend comme le Capitaine Flam, « quand il n'y a plus aucun espoir », s'impose donc comme négociateur. Évidemment, la négociation ne se fait pas, parce qu'avec ces salopards de bouseux panaméens, on ne peut pas, du coup on va y aller en force, « comme au Panama ». Marrant, ce ballet « amoureux » de Crowe versus Morse. Car ça devient un film sur les porteurs de sourcils en mode accent grave. Du coup, face à tous ces regards mielleux de dragueurs virilement mièvres, condescendants comme d'une montagne de sirop, la Ryan a, logiquement, du mal à choisir. Pourtant, Morse, un habitué des rôles qu'on ne peut qu'assumer (sale con ou pauvre con, ça dépend un peu), en est le champion, de ce regard, un peu comme si on venait toujours de lui chourer son bifteck. Ici face à Crowe, donc, c'est presque ça, et il a l'air bien schlague, le pauvre, dans sa prison crottée, à attendre son sauveur en cauchemardant qu'il ne se chope sa meuf entretemps. Crowe, qui passe du costard-cravate-négociation-drague à la tenue drague-treillis-maquillage-façon-buissons-mitrailleuse-M60 en un égorgement et deux trois pentes en roulades. Qui hésiterait encore ? Certainement pas notre Meg. Bref, belle merde, quand même, si on sort de ce jeu d'yeux de cocker triste à chialer assez indemne pour se le farcir jusqu'au bout. 1995 ne me rajeunit pas, Meg Ryan en brave cruche non plus.

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