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Îlot Pépinière : en l’honneur des victimes des politiques urbaines par Jack de L'Error
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Lille-Tournai-Lille. À la recherche de l'EPO perdue par Bruegel de Bois
Aux boues de la lutte par Jean Mouline
14 juillet : fête populaire en treillis par Erwan Letartier
Violentes trombes sur l’Île singulière par Jack de L'Error

Stéradian publié initialement le 25 juillet 2012

Michael Haneke

D. Auteuil / J. Binoche / M. Bénichou / B. Le Coq

On avait déjà vu ce joli petit polar tendu comme un archet, voyons donc un peu si l'on s'en souvient. Chantage au filmage intime... (Mais non : c'est pas celui où J. Lespert crache des mots tendres de lascars à la gueule de Cluzet, puisqu'ici le bourgeois ordinaire et carrément quidam est D. Auteuil.) On s'en souvenait peu, et c'est dommage. Haneke devient redoutable, question violence, alors ce film entrelardé de coups de couteau, dessinés et rêvés, se prend dans le tapis de nos calmes, pour réveiller la peur en nous. Les films qui causent du 17 octobre 1961 et des 200 manifestants jetés à la Seine sont encore rares, et les positions post-coloniales sur cet événement encore plus. On est donc bien content qu'un Autrichien nous mette le nez dans notre merde. Auteuil, le pif encore frétillant, s'en sort à ce jeu très bien, on comprendrait qu'il se suicide, ou que sa Binoche le quitte. Des questions ouvertes comme des plaies, comme des doutes... pour une histoire qui n'est pas finie, comme lors d'un suicide.

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