Reportages

Meeting du Front de Gauche à Ronchin. L’« égalité républicaine »… dans ton cul !

Le 9 février dernier, la fine fleur du gonzo-journalisme lillois s’est rendue au meeting du Front de Gauche dans la salle des fêtes de Ronchin – une mairie, soit dit en passant, tout ce qu’il y a de plus « socialiste ». On y annonçait la présence de, s’il vous plaît, Monsieur Jean-Luc Mélenchon et Madame Marie-George Buffet. Bravant le froid, le gonzo-trotskiste Capitaine Cœur-de-Bœuf, le gonzo-socio-démocrate Jack de L’Error ainsi qu’un de leurs correspondants sous-payés, se sont donné pour mission de poser une vraie question de droite à Jean-Luc Mélenchon. Très consciencieusement, ils avaient même pris le soin de la rédiger au préalable sur un post-it : « M. Mélenchon (bis), que pensez-vous des maisons closes ? » Mais ils ont été accueillis comme du simple peuple, de la pauvre plèbe, eux, des gonzo-journalistes ! Au final le Capitaine et Jack, selon leurs dires, ont « préféré se casser et mater le match de foot à la télé ». Aujourd’hui, ils regrettent assurément cette débandade indigne du prix Pulitzer, mais garantissent ne pas avoir pris de stupéfiants ce soir-là. Reportage sonore.

Lille : le rêve de la mixité sociale prend l’eau

Peut-être avez-vous constaté, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, que la nouvelle recrue de l’École Néogonzo de Lille (ENL) – j’ai nommé l’intrépide B2B – s’est plainte récemment du sort que nous lui avons réservé en l’envoyant traîner ses guêtres dans une réunion de concertation foireuse à Lille-Moulins. Eh bien moi, votre fidèle serviteur, malgré une violente migraine, j’ai tenu à montrer à B2B qu’il n’était pas le seul à faire la sale besogne gonzo-journalistique de l’ENL. Hier, prenant mon courage à deux mains – car il en faut assurément –, je me suis rendu à un « exercice de démocratie locale » concernant le projet « Quais de la Basse-Deûle » et la remise en eau du canal du Peuple Belge. J’en suis revenu la tête toujours migraineuse, certes, mais aussi pleine de rêves.

Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations

La soirée du vendredi 14 janvier organisée au Centre Culturel Libertaire (CCL) en soutien au journal La Brique a rassemblé beaucoup de monde. Des habitués, des militants, mais aussi et surtout de nombreuses personnes étrangères à ce milieu, uniquement présentes pour le concert Hip Hop. A la fin de la soirée, la police a littéralement pris d’assaut les lieux et interpellé brutalement les 53 personnes qui s’y trouvaient encore. Pour plusieurs raisons, nous ne reviendrons que sur les agissements des policiers, depuis le moment où ils nous enfermaient dans le CCL comme des rats jusqu’à notre libération du commissariat. Voici ce que nous avons vu de nos propres yeux et entendu de nos propres oreilles, tant de la part de nos compagnons de cellule que des « fonctionnaires de l'Etat », véritable police idéologique et punitive.

Panique sur la vie nocturne

On le sait depuis quelques temps. Ville et préfecture ont décidé de réprimer la « vie nocturne » lilloise, invoquant les « nuisances » perpétrées par la jeunesse avinée et le saint « Ordre public ». Une fois de temps en temps, des bandes de policiers sont lâchées dans le secteur formé par la rue Masséna et la rue Solférino, aux heures les plus chaudes de la nuit. Un dispositif tellement impressionnant que le quartier des bars prend alors des allures de citadelle assiégée. Avant-hier soir, complètement pété que j’étais, je me suis retrouvé au milieu de ce vaste étau policier. Parano, paniqué, voyant des milices partout, je l’avoue, j’en ai vomi mon plat de pâtes.

Des milliers de pauvres formidables...

Je la sentais mal et comme d'habitude j'ai eu du flair. Quand mon tuteur scolaire, alias Jack de L'Error, m'a refilé le sujet sur la rénovation de l'îlot Vanhoenacker à Lille-Moulins, en me disant « Oué c'est super vas-y là mercredi, à la salle Courmont, tu vas nous ramener de la bonne info ! », j'y croyais déjà pas trop. En ressortant de cette heure et demi de « réunion de concertation », j'hésite encore entre déchirer ma carte d'étudiant néogonzo ou à me déchirer tout court. Récit d'un débutant.

Une équipée sauvage au cœur de la nuit lilloise

Autant vous l’avouer d’emblée : j’ai merdé. Oh ! oui, j’ai merdé et en ai payé le prix fort. Car se retrouver, comme il m’est arrivé, face à un videur professionnel de la rue Masséna et souffrir un « j’vais t’envoyer deux d’mes gars complètement défoncés au crack », tout cela à cause d’une veste dégueulasse en peau de fesse de chèvre albinos, oh !, il n’existe guère de plus terrible punition. Je ne me souviens que d’une moitié des évènements – et laquelle ? – mais, pour vous, lectrices absentes, lecteurs absents – mais malgré tout attachants –, je vais de ce mot m’employer à reconstituer soigneusement l’histoire. En dégager les tenants et aboutissants. Au passé pas si simple.

Sur les traces du journalisme gonzo

Esteban, le guérillero de l’École Néogonzo de Lille (ENL), rentre tout juste d’un reportage sauvage dans le « rêve » européen. Lors de son passage à Prague, notre journaliste de terrain est tombé par hasard sur Scott, un professeur américain. Ce dernier, fin connaisseur du journalisme gonzo, ayant lui-même rencontré son précurseur Hunter S. Thompson, a accepté de livrer son idée sur ce journalisme qui devient « partie de l’histoire ». Malgré l’heure avancée, l’alcoolisation massive d’Esteban et la présence de sa caméra, Scott est parvenu à mettre des mots sur ce qui inspire parfois les élèves de l’ENL. Exclusif.

Dunkerque, les Trois joyeuses. Moments de fête paroxystiques…

Furieuse plongée néogonziste sous perfusion de bière dans la folie d’une incroyable fête populaire. [Presqu’un an qu’Esteban (le guérillero de l’École Néogonzo de Lille) était parti en reportage sauvage au Carnaval de Dunkerque. Il est revenu, presqu’en vie, et avec de la vidéo à gogo. NDLR]

Récit d’un procès de presse

Jeudi 12 février, au TGI de Lille, trois juges, un procureur, un greffier, un huissier, quatre avocats, des policiers, des témoins et une escouade de journalistes furent mobilisés pour la mise en œuvre du procès que Brigitte Mauroy avait intenté contre Charlie Hebdo. Pendant plus de trois heures ! Mais "ELLE" – « victime du journaliste », « profondément émue », selon les termes de son avocat –, elle n’était pas là… Récit.

Chronique de la vie ordinaire de SDF wazemmiotes

Plongée dans un des quotidiens de Bertrand et Philippe (alias Jésus), deux SDF lillois arpentant chaque jour le pavé de Gambetta. Une journée avec eux pour mieux connaître leur quotidien. L'idée de cette enquête est de se mettre à leur place et ainsi de mieux comprendre ce citoyen qu'est le SDF, sur lequel notre société fantasme, projette des stéréotypes, parfois révélateurs d'une certaine réalité. Il s'agit également d'avoir le témoignage de gens qui les côtoient tous les jours à Wazemmes : commerçants, habitants, associations, mairie, travailleurs, badauds...