Le linge sale de l’ENL

« Le cadeau »

• Alors que Maxime Le Forestier sort son quinzième album studio, les grévistes de l’ENL se réunissent clandestinement en lieu et place de la maison de Lacluysse. Ils mettent un terme à la grève. De Bavoir menace de balancer des oignons frais sur la Direction de l'école à laquelle il reproche l’absence de réaction.  M. de L'Error réagit aussitôt et dénonce « certaines velléités de rébellion parmi les élèves de l'école. Je rappelle donc simplement que toute insurrection sera réprimée par une main de fer, j'entends bien sûr celle de Bavoir. Donc gaffe. »

La pression est de plus en plus forte. Boycott de Mouline et foire d'empoigne. Le Directeur annonce un nouveau site « dans les jours qui viennent ». De Bavoir chante L'internationale en espagnol. Le 1er mai 2013 deviendra le premier jour de l'an I de l'ENL. •

Plus loin que la grève de l’ENL ?

• À peine rentré d’un voyage au Vénézuela, l’administrateur-adjoint en charge du C.G.S.P. (Comité Gonzo de Salut Public), Simon de Bavoir, a décrété l’état d’urgence.  Il parle « plannification » et d'aller « plus loin que la grève ». •

La danse des (vilains petits) canards

• Décidément la soirée braderie du premier septembre au stand du PCF était épique. Imaginez : le Capitaine Cœur-de-Bœuf, complètement aviné, dansant à se rompre les vertèbres devant un petit groupe de musique assez sympa, renversant son verre de bière à chaque déhanché, éructant divers propos incompréhensibles, etc. Soudain il grimpe dangereusement sur les tables à tréteaux. Stupéfiant. Tout tremble, les verres se renversent. Il se marre, le bougre, mais cette idée ne plait pas, pas du tout, aux hommes de sécurité du Parti. Le Capitaine a juste le temps d'esquisser quelques pas avant qu'un homme ne lui attrape violemment le bras pour le faire descendre. Son argument raisonne encore dans nos petites têtes : « J'te préviens, si tu casses la table, tu la payes ! » Sonné par cet uppercut idéologique, Cœur-de-Bœuf lance au milieu d’une pluie de postillons : « Staliniens ! Bande de staliniens ! » •

Le C.G.S.P. entérine la suppression de la poésie

• Le Comité Gonzo de Salut Public (C.G.S.P.), sous l’égide de la Direction, vient d'entériner une réforme du site de l’ENL portant essentiellement sur la suppression des rubriques de poésies. L’administrateur-adjoint en charge du C.G.S.P., Simon de Bavoir, a fait savoir que cette « suppression n’en est pas une, car tout ça est temporaire ». Et d’insister : « Ne vous inquiétez pas ! »

Pour le moment, pas de rébellion : « Bien sûr, pas de rébellion ! » s’emporte Cœur-de-Bœuf. « Les principaux concernés, j’veux dire les poètes, ont disparu il y a quelques semaines. Comme ça, du jour au lendemain, sans explication ! On me la fait pas ! » Depuis cette annonce les rumeurs vont bon train à l’ENL, certaines prétendant que la Direction et le C.G.S.P. auraient décidé de déporter leurs opposants les plus farouches.

« Mais c’est ridicule ! », explique le Directeur M. de L’Error. « Ces rumeurs sont ridicules ! Mais nous sommes des démocrates, et nous souhaitons que tout le monde puisse s’exprimer librement, c’est fondamental. Alors… qu’ils parlent, ces calomniateurs ! » Entre démocratie et autoritarisme, l’ENL est paumée. •

Si vous les rencontrez...

• En ce moment la fine fleur du journalisme néogonzo de Lille se promène quelque part, paumée dans le trou-du-cul de la France. Objectif : fuir la Terreur instaurée à l'ENL et réaliser un reportage sur une famille d’aristocrates, ex-présidentiés et décapités lors de la Révolution de 1981. Second objectif, mais pas des moindres : opération une binouze achetée une piscine offerte. Si vous croisez l’équipe, appareils photo en bandoulière, blocs-notes et stylos aux mains, espadrilles d’occasion aux pieds, à bord d’un gros cachalot rouge de fabrication allemande, vous êtes sur la bonne voie. •