Margaret

Stéradian publié initialement le 16 juillet 2012

2011. USA. Kenneth Lonergan / Photo : Ryszard Lenczewski

A. Paquin / M. Damon / M. Ruffalo / J. Smith-Cameron / J. Reno / O. Thirlby

Une jeune fille, rebelle et curieuse étudiante, hèle un bus au démarrage et le suit en courant. Le chauffeur la regarde de loin mais ne s'arrête pas. À force de la regarder, il crame le feu rouge. Et renverse une femme. Elle perd son sang, et va mourir dans les bras de la jeune fille, sous les regards horrifiés des passants, du chauffeur, de la morte, et des nôtres. En une demi-minute, 30 plans d'allers-retours visuels et sonores vers le clash, en forme d'incommunicabilité pour ainsi dire annonciatrice. Ça file et frappe droit dans la gueule, il a l'air efficace, ce Lenczewski, il pourrait faire des bonnes BD. S'ensuit le deuil, et, surtout, un secret, qui feront en bon ménage le lit du remords et de la culpabilité. De la grande morale, sociale, un joli petit film de 2h20 qui ne finit pas de nous garder en haleine. Hélas, malgré toute la justesse narrative d'un Margaret, avec force renforts d'un bon ballet d'acteurs. 2h20 ne sera jamaisassez pour rattraper la justice. Même en gagnant du temps grâce aux ajustements de minijupe de l'héroïne, ou en justifiant les persos par d'improbables J. Reno en comique et doux amant colombien sur le retour. Second film, vu ce soir, sur la complicité et le silence de tout un chacun-e, face à la mort. Et sur la solidarité, ce mot d'une langue morte. Moi, je vais tâcher de me réveiller en vie, promis.

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