La délicatesse

Stéradian publié initialement le 10 juillet 2012

Malgré notre Audrey Tautou nationale, ce n'est pas un film de Genet. Comme ça on va pouvoir se concentrer sur ce qu’il est vraiment, délicat. François Damiens, par exemple. Il n'avait pas forcément habitué les fans de ses pitreries à la délicatesse, on se souvient surtout de l'archétype de beauf belge à la nuque épaisse (Dikkenek), et de son inimitable François L’embrouille. Mais qu'il avait un talent fou et une sacrée justesse de ton n'avait pas échappé, sauf aux tristes cons ou à ceux qui ne voient pas la beauté, de la vie. Ou qui n'ont ni internet, ni cinéma. Premier rôle, non pas à contre-emploi (Poelvoorde et Carré, Coluche et Soral...), mais où son personnage de farfelu peu avenant en fait la star, celle élue de la belle. Quel beau petit film, complètement improbable, sauf quand on rêve. Et qu'est-ce qu'on rêve... Bref, j'accroche bien, même si c'est pas super réel.

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