Mères et filles

Stéradian publié initialement le 10 juillet 2012

Julie Lopes-Curval

M. Hands / C. Deneuve / M.-J. Croze / M. Duchaussoy

Quelques anachronismes picturaux, en tons pastel, forcément. La difficulté n'est pas la bourgeoisie. La difficulté est la transmission, ce progrès social intergénérationnel, et pour une femme de choisir son camp. Deneuve demeure. Hands est parfaite. Croze plus, que parfaite... Les hommes sont accessoires. L'icône de la mère de la mère, sorte d'Œdipe au carré, est trouble, malgré le propos. Poupée bourgeoise, elle arme le futur, sa fille. Et choisit le sien. Seule, forcément. À se flinguer. La gagnante, n'est ni l'avortement, mais pas non plus la stérilité. Triste, et dur. Comme la guerre, qui est à présent ouverte. Habiletés narratives, et faiblesses du dialogue. Lumineux, et nuageux. Mais lumineux, fluide film de femme. Vive les femmes ? À bas les hommes.

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