La part des anges

Stéradian publié initialement le 10 juillet 2012

Ken Loach/Paul Laverty

Glasgow, il aime bien, Loach. Ça lui évite la City de Londres, là où, peut-être, les prolos sont au pied du mur. À Glasgow, ils y règnent, plus entre eux, à se tirer dans les pattes. Ici, on démarre au tribunal, ou larcins et fraudes le disputent au tout venant de la misère. TIG pour tout le monde. Coup de chance, l'éducateur, patient empathiste et amateur de très bon whisky, ne sera pas franchement un facho, ni notre jeune premier délinquant, tout récent papa en bisbille avec son mafieux de beau-père, pas vraiment non plus une racaille. Le droit chemin se retrouvera donc très facilement, au milieu de verres de whisky, car c'est pour ça, cette fois, on aura fini par le pister, qu'on est en écosse : ses Highlands, ses chais, ses fûts, ses ambres maltées et ses tarés de la collectionnite de qualité. Ici encore (cf. Guédiguian), on va confronter l'ancien monde, celui qui fut encore de gauche, et le nouveau, ce moyen-âge en kilt, mais qui n'a plus le luxe de se taper ces scrupules. Quoique ? Assez fine comédie en forme de fable, absolument immorale... un peu comme braquer une banque, qui le serait toujours moins, immoral que d'en fonder une (Brecht). Red is not dead. À voir dans un Multiplex, si on a de l'humour noir (« Bouygues vous offre votre fête du cinéma »).

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