Calais, zone de non État de droit

On savait déjà que les personnes migrantes bloquées à Calais vivaient la galère permanente et qu’il était difficile d’informer sans accréditation. C’est ce qu’a appris le journaliste anglais Richard Parry – pourtant accrédité par la préfecture ! – en foulant le sol français. Avec d’autres collègues, il a découvert les joies de la garde à vue et du contrôle policier, la faute à un masque à gaz dans leurs affaires : « Ce qu’il y a de choquant c’est qu’à 20km de là, il y a l’Angleterre. Et en Angleterre je connais la Police, parce que je fais ça depuis des années, ils n’agissent pas comme cela… Mais ici j’ai l’impression d’être dans un pays du tiers monde ! J’ai l’impression d’être de retour en Tchétchénie, en Afghanistan ! Littéralement, de toutes les guerres et de toutes les régions difficiles que j’ai couvertes : c’est l’un des pires moments que j’ai eu à passer avec la police. En vingt cinq ans de reportages. » Refoulé du territoire français, son traducteur Kais Laabidi a été enfermé en Centre de Rétention Administrative, n’ayant pas la chance d’être d’« ici » (il est Tunisien). Jusqu’ici, tout va bien… et ça risque de continuer : Manuel Valls vient d’annoncer une « probable » prolongation de l’état d’urgence.

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