Lille dégringole dans le "classement de la liberté de la presse"

Début 2012, lors de ses vœux à la presse, Martine Aubry lançait aux journalistes présents : « Les entraves à votre travail, dans le monde, se sont particulièrement multipliées ». Et déplorait : « Je dois dire aussi que les droits des journalistes y compris dans notre pays ne sont plus totalement protégés […]. Notre pays a perdu 33 places en 10 ans dans le classement de la liberté de la presse [...]. C'est quand même pas glorieux pour la France, la France des droits de l'Homme, la République ». C’est bien ce qu’on pense aussi. D’ailleurs, le journal La Brique vient de passer devant le tribunal. La raison ? Son équipe vend ses numéros à la criée sur les marchés, et c’est interdit. Pourquoi ? Parce que c’est le règlement des marchés lillois – article 43, ça ne s’invente pas – qui le dit. Et d’où sort ce règlement ? D’un arrêté municipal adopté en 2004, sous le premier mandat de… Martine Aubry. Un arrêté municipal en parfaite contradiction avec les textes fondateurs et les lois de « la République ». Alors on peut le dire : entraver la liberté de la presse, « c’est quand même pas glorieux ».

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