Contraints « à ne pas mourir »

La dernière trouvaille de l’Administration Pénitentiaire pour prévenir les suicides en prison, six fois plus nombreux que dans la population en liberté, n’est autre que « le contrôle sous vidéoprotection » des prisonniers « dont l’état apparaît incompatible avec leur placement ou leur maintien en cellule ordinaire, en raison d’un risque de passage à l’acte suicidaire imminent ou lors d’une crise aiguë. » Dispositif que l’Observatoire International des prisons (OIP) définit comme « monstrueux » : « En filmant des détenus en détresse, on ne traite qu’en surface le fléau du suicide: on ne fait, au fond, que les contraindre à ne pas mourir. » Encore une fois, on ne traite que la conséquence sans s’attarder sur les causes de ces passages à l’acte, entre surpopulation carcérale et rupture des liens affectifs. Des choses, parmi d’autres, dont vous pourrez discuter ce samedi 10 janvier (16h) à L’Insoumise, où sera projeté le court-métrage « Communiqué clandestin de trois prisonniers de la Centrale d’Arles. » S’en suivra une présentation de la Caisse d’aide aux prisonniers.

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