La mayonnaise sociale ne prend pas

La résidence « Pix’L » à Lille-Sud, dont on vous parlait le mois dernier, n’était, semble-t-il, pas assez sécurisée. Selon La Voix, les nouveaux habitants, la plupart « actifs d’une trentaine d’années », se sont plaints de l’insécurité causée par certains anciens habitants – « des dealers » à ce qu’il paraît : « Rodéos, intimidations, intrusion dans le parking avec jets de pétards sur une voiture, tentative d’effraction d’une entrée… » Or les promoteurs et les pouvoirs publics n’ont pas tardé à se mobiliser, comme jamais dans ce quartier, pour régler le problème. Désormais « ils sont aux petits oignons avec nous », explique une propriétaire de « Pix’L » : la police patrouille régulièrement devant, le préfet pense sérieusement à couvrir le quartier de vidéosurveillance, la mairie fait le point avec les nouveaux habitants deux fois par semaine et, surtout, a demandé au promoteur d’installer des… clôtures plus hautes. Comme le dit Martine Aubry elle-même, « Pix’L est un bel exemple de ce que nous faisons à Lille-Sud depuis plusieurs années, dans le cadre de l’ANRU, pour transformer le quartier et introduire plus de mixité ». Une mixité qui sépare les populations solvables des autres par des clôtures, y’a que des socialistes pour sortir un truc pareil.

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