Transpolice

C’était pas faute d’avoir prévenu. Depuis quelques années, vidéosurveillance, mise sous écoute des rames, automatisation de la billettique et opérations de contrôle spectaculaires ont dessiné le virage sécuritaire opéré par Transpole. Il y a une semaine, pour alourdir les charges contre une femme jugée pour « violences légères contre des agents de Transpole », l’avocat Christophe Everaere a cru bon de sortir de sa manche une pièce relatant les amendes  et les défauts de paiement de la prévenue depuis 2009. Écartée par le président, la dite-pièce vient prouver de fait que Transpole s’est constitué un fichier, illégal, de mauvais clients et des fausses identités. Un syndicaliste CGT renchérit : « Ce que je sais, c’est que des personnes qui ont postulé chez nous n’ont pas eu leur place car elles figuraient sur cette liste. » Plus que vers Transpole, dont les pratiques n’étonneront que les plus naïfs, c’est assurément aux élus de venir justifier le fait qu’on laisse à une entreprise délégataire de service public la possibilité de ficher des citoyens. Mais qui a pu laisser pareilles dérives se mettre en place ? « Allez qui c’est les plus forts ? Évidemment c’est les Verts ! » Monsieur Quiquet était effectivement Vice-président de la Communauté urbaine de Lille chargé de la commission Transports Urbains à la fin des années 2000. Aujourd’hui, son successeur Gérald Darmanin, toujours prêt à sortir la matraque, doit se réjouir de tout ce travail préparatoire.

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