À Lambersart, on fait aussi la guerre

C’est ce que nous dit La Voix (26/11) dans un article sur l’entreprise Thales implantée à Lambersart, qui « depuis dix ans […] reste au cœur du dispositif de l’OTAN en Afghanistan ». Très tranquillement, on nous apprend qu’au « plus fort des combats », une centaine d’ingénieurs peuvent être mobilisés pour la communication ou la sécurisation des systèmes. Une vraie machine de guerre, dont l’« offre » consiste à – voir le site de Thales ‒ accompagner les « forces armées et de sécurité […] pour accroître leur efficacité opérationnelle ». Ou encore contribuer « à la supériorité décisionnelle des forces ». Autrement dit faire la guerre, une guerre qui dure depuis 12 ans et qui a fait des milliers de victimes. Mais « bien entendu », rassure notre gentil journaliste en visite chez Thales, « les salariés du groupe n’ont pas d’armes entre les mains ». Et des morts, ils n’en voient pas non plus.

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