Autopromotion municipale

Moins anecdotique cette fois-ci, et toujours dans Le 23, magazine de la MRES, on apprend l’adhésion d’une nouvelle association, Koan, qui « utilise les outils du multimédia pour accompagner la parole à propos de la ville ». Plutôt pas mal, pourrait-on penser. Sauf qu’à la lecture de l’article, la descente n’en est que plus rude. De un, son « directeur de production » n’est autre que l’ancien chef de projet de la politique de la ville sur Moulins. De deux, si le but était en 2007 de « fédérer pour travailler en direction des publics éloignés de l’offre culturelle, dans les quartiers en zone urbaine sensible », la suite est un poil différente : faire participer les citoyens aux futurs aménagements, ce qui a été fait ces deux dernières années à travers « un atelier d’urbanisme qui permet aux habitants "d’appréhender de manière active le futur quartier émergent." ». Bref, à travers l’art, comment préparer les habitants à l’inéluctable. De trois, l’association « mène aussi des actions de recherche en matière de nouvelles technologies. Dans le projet Bèlvédère 21, des chercheurs et techniciens ont mis au point un système de caméra pilotable à distance par une tablette tactile. » Un grand pas pour l’humanité, certes, mais on se demande bien ce que vient faire cette asso dans un lieu qui veut promouvoir le respect de l'environnement et les solidarités. L’article remet en cause rapidement la forte valeur non-environnementale de l’association mais s’écrase devant « le potentiel d’"innovation sociale" portée par les hackers et l’usage de logiciels libres ». Qui peut nous expliquer le sens de l’adhésion de cette asso ? La MRES aurait-elle des problèmes de thunes ?

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