La basse-cour lilloise

Le supplément du numéro 272 du magazine patronalo-réac Entreprendre est entièrement consacré à notre bonne vieille ville de Lille. Le directeur de la rédaction Bernard Pace s’est fendu d’entretiens avec le gratin des décideurs lillois. 64 pages, tout le monde y est passé : l’ultime soupir de Pierre Mauroy déguisé à l’occasion de sa « fin de vie » en capo dei capi métropolitain (« c’est ma ville, ce sont mes gens »), le prout verbal du futur ex-président de la Région Percheron, immédiatement pris à contre-pet par son meilleur dauphin Saintignon (« être fidèle, cela ne va pas dire ne pas être libre ! »), les envolées publicitaires d’Aubry (« j’ai envie de prolonger cette histoire collective »), les délires psychédéliques du « magicien » Fusillier (« être en fusion totale avec ce qui se passe dans la ville »), les photos de vacances de la famille Doublet, ou encore les commentaires sportifs de Mathiot (« nous sommes un club qui attire des joueurs de partout »). Le tout entrecoupé d’une vingtaine de publicités. La totalité de la promotion de l’ENL en a régurgité son café matinal. Dur.

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