L’ivraie de Bonduelle au Brésil

C’est avec enthousiasme que La Voix du Nord présente « l'un des plus beaux virages » du « leader mondial du légume transformé ». En effet, le « géant légumier » part à la conquête du Brésil : « Que du bon grain de maïs à moudre ! » Une usine produira 150 millions de boîtes de conserve dans cinq ans, pour toucher « 10 % des parts de marchés dans un pays de 190 millions de consommateurs, où explose la classe moyenne […] qui peut s'offrir des légumes de qualité, 20 % plus chers que le maïs des marques locales. » C’en est trop pour le journaliste en extase, qui ne se contient plus : « Une aventure commence sur un air de samba. » C’est con, s’il avait été légèrement moins euphorique, il aurait pu rappeler à son lectorat que le Brésil compte 65 millions de pauvres, dont des millions de « sans-terre ». C’est autant de millions qui ne goûteront pas aux boîtes nordistes. Et, aussi, qui galèrent justement à cause de cette « conquête » du Brésil par d’énormes firmes agroalimentaires, qui bénéficient des salaires misérables de la main-d’œuvre rurale, pour produire de la bouffe destinée aux classes supérieures et à l’exportation...

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