Reportages

Ritorn' a Roma (Arrivi)

C'est difficile, de ne pas comparer Rome à Paris. Mais la Ville Éternelle (moins ruinée qu'Athènes, et tellement plus en nous, écrite et parlée) a beau disputer la vedette à la Ville Lumière, centrale, sur un fleuve, classique, antique, moderne, bourgeoise, féodale et populaire, fourmillante de gens, mais aussi napoléonienne, anarchiste, fasciste, maçonnique, monumentale, cléricale, fleurie, gustative, tempérée, en un mot comme en cent, nappée de ses contradictions, oui, agréable, sa sœurette française fait bien pâle figure, devant une si grande concentration de beautés. Ses boulevards haussmanniens et baroques, comme ses ruelles étriquées et baroques, ses immeubles publics ou privés, « palaces » en pierre de taille, ses kilos de détritus au sol, que peut-être on ramassera, ses restos, ses coiffeurs, ses plantes grasses, ses romances nuancées au coin de chaque via, viale, vicolo, piazza, piazzale, largo, passo, ponte, corte, strade, strade, strade... « tous les chemins » mèneraient à Rome. Quand on y est, c'est sûr. Alors, Rome semble Paris. Mais en plus jaune, en moins gris.

Torino Libero (1/3)

Au commencement était le verbe. Le verbe rapporter.

Puis vinrent les drogues, et des hectolitres d'alcool.

Alors on vit se profiler dans la lande...

les brumes accrochées aux petites montagnes, qui se dissipent parmi les pinèdes, dans l'aurore de ces matins de printemps encore frileusement lointains...

 ... tels de mauvais rêves qui collent aux pataugas des promenades, quand la lucidité s'en est allée.

Révolution urbaine, derviches tourneurs et presse écrite : l'occupation des locaux de Vilogia

Je venais juste de sortir de la bouche de métro République avec en main le dernier numéro de CQFD. Bien décidé à finir l'article consacré aux errements du parti socialiste en terres sécuritaires commencé à la station Fives. Les yeux rivés sur mon bout de papier, j'avançais d'un pas rapide en essayant d'éviter les obstacles du mobilier urbain, poubelles et poteaux principalement. Quelques coups d'œil furtifs et une bonne connaissance du pavage de la rue Jacquemars Giélée me permettaient d'avancer d'un bon pas.

Meeting du Front de Gauche à Ronchin. L’« égalité républicaine »… dans ton cul !

Le 9 février dernier, la fine fleur du gonzo-journalisme lillois s’est rendue au meeting du Front de Gauche dans la salle des fêtes de Ronchin – une mairie, soit dit en passant, tout ce qu’il y a de plus « socialiste ». On y annonçait la présence de, s’il vous plaît, Monsieur Jean-Luc Mélenchon et Madame Marie-George Buffet. Bravant le froid, le gonzo-trotskiste Capitaine Cœur-de-Bœuf, le gonzo-socio-démocrate Jack de L’Error ainsi qu’un de leurs correspondants sous-payés, se sont donné pour mission de poser une vraie question de droite à Jean-Luc Mélenchon. Très consciencieusement, ils avaient même pris le soin de la rédiger au préalable sur un post-it : « M. Mélenchon (bis), que pensez-vous des maisons closes ? » Mais ils ont été accueillis comme du simple peuple, de la pauvre plèbe, eux, des gonzo-journalistes ! Au final le Capitaine et Jack, selon leurs dires, ont « préféré se casser et mater le match de foot à la télé ». Aujourd’hui, ils regrettent assurément cette débandade indigne du prix Pulitzer, mais garantissent ne pas avoir pris de stupéfiants ce soir-là. Reportage sonore.

Lille : le rêve de la mixité sociale prend l’eau

Peut-être avez-vous constaté, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, que la nouvelle recrue de l’École Néogonzo de Lille (ENL) – j’ai nommé l’intrépide B2B – s’est plainte récemment du sort que nous lui avons réservé en l’envoyant traîner ses guêtres dans une réunion de concertation foireuse à Lille-Moulins. Eh bien moi, votre fidèle serviteur, malgré une violente migraine, j’ai tenu à montrer à B2B qu’il n’était pas le seul à faire la sale besogne gonzo-journalistique de l’ENL. Hier, prenant mon courage à deux mains – car il en faut assurément –, je me suis rendu à un « exercice de démocratie locale » concernant le projet « Quais de la Basse-Deûle » et la remise en eau du canal du Peuple Belge. J’en suis revenu la tête toujours migraineuse, certes, mais aussi pleine de rêves.

Informations supplémentaires