Reportages

Sous les ors du Palais

Si je n’avais pas connu Abel en fac de droit, il y a 15 ans, je n’aurais rien compris à ma première journée dans la peau d’une chroniqueuse judiciaire. Je me dis ça à chaque fois que je commence un nouveau boulot dans la justice. Il était évidemment beau gosse et tout le monde le cherchait des yeux en battant des cils. Le hic, c’est qu’il était étudiant en droit, et passionnément : impossible de le croiser ailleurs qu’en cours. J’assistais donc tout aussi passionnément que lui au cours de droit pénal, à une distance étudiée avec soin. Mon approche a duré tellement longtemps que j’ai eu tous mes examens avec mention, grâce au droit pénal. Mon avenir ne tint donc à rien : vu l’ambiance qui régnait dans les amphis et les cafet’ de la fac de droit, j’aurais arrêté mes études dès la première semaine si Abel n’avait pas joué les pots de miel pendant tant d’années.

Tu seras un homme fiston

Après le marathon des présidentielles et le rallye Lille-Tournai-Lille, il me fallait un break, une descente, du sommeil, des oiseaux et des plantes... Des trucs sains quoi, histoire de me refaire. C'était en substance ce que Jack me fit remarquer en réu-apéro débriefing. Ne jurant plus que par les cures, il m'a dit : « Y a une conférence sur le féminisme, l'histoire des rapports homme-femme, un truc comme ça..., vas-y ! Direction le Middle West ! »

La faune et la flore

J'avais envie d'une semaine dans un coin tranquille. On m'avait dit : « Va à Stockholm ! Tu vas voir c'est gé-nial ! C'est vert ! Et la ville, découpée en îlots avec ses bras de mer ! » Pour moi la Suède, c'était juste encore un de ces pays « neutres » pendant la deuxième guerre mondiale, la route de Louis Ferdinand Céline pour fuir la Libération... Mais bon, c'est aussi ABBA et Stig Dagerman. Le conseil me semblait improbable, donc pas inintéressant. Et lors d'une nuit d'insomnie, j'ai cédé devant les billets à 40 euros.

Lille-Tournai-Lille. À la recherche de l'EPO perdue

Dimanche 1er juillet. 23 heures. Alors que le Capitaine cuve la raclée infligée aux Italiens en finale de l'Euro de football, nous cherchons un remontant efficace à sa déception. Malgré les hectolitres de bière proposés, celui-ci reste coi, sans vie, comme K.O. Il lui faut quelque chose de plus fort qu'une Trois-Monts. C'est alors qu'Esteban, dans un élan qu'on ne lui connaissait plus guère, a une illumination : « Mais attends ! Demain, le Tour de France s'arrête à Tournai ! C'est là-bas qu'il faut aller ! On trouvera sûrement de quoi rebooster ton moral ! »

Torino Libero (3/3)

Rappel des faits :

Nos trois héros, quelques centaines de kilomètres de ferroviaires tribulations plus loin, sont arrivés sains et saufs chez leurs hôtes de la superbe maison collective autogérée, l'El Tango.

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