Reportages

Une journée sans frontières

Il est des histoires sur lesquelles on ne peut décemment écrire … puis partir. Il est de ce ces histoires qui transpercent le ciel pourri d’un mardi de pluie battante. Cette histoire, que je vous prolonge aujourd’hui, est toujours celle de ces 120 Roms installés à la bourse du travail de Lille.

À Lille, la mairie et l'État jouent au ping pong avec les Roms

Au début de cette histoire, c'est une simple et – malheureusement – banale évacuation d’un camp de Roms. Lundi matin, 250 personnes sont expulsées d’un parking avoisinant l’université scientifique à Villeneuve d’Ascq. Un collectif de soutien, présent depuis le début, a cherché des solutions, et via les réseaux syndicaux, 90 Roms atterrissent à la flambant neuve bourse du travail à Fives. Une délégation syndicale, appuyée par un rassemblement de soutien, était reçue ce mercredi à la mairie de Lille, la bonne occasion d’en savoir plus. Alors j’ai mis ma capuche, enfourché mon vélo, et m’y suis rendu dare-dare.

Pourquoi cou(v)rir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille ?

Le reportage sportif doit être le plus noble des styles journalistiques. C’est en tout cas un point de vue que j’ai été forcé d’adopter quand, après trois heures de sommeil éthylique, le réveil m’a ébranlé vers sept heures de la mat’. Quand, pour être plus exact, je me réveillais dans l’unique but – et c’est là le plus troublant – de couvrir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille. Autrement dit une course de 21 100 mètres remuant, en même temps, 5224 joggers. Et Simon de Bavoir, mon confrère, mon ami, en était. Oui, De Bavoir. Pour tout ça, en me réveillant ce matin-là, la gueule en vrac, je n’avais qu’un seul problème en tête : mais bordel, pourquoi ?

Hip hop et autoproduction : terreau fertile et artisanale méthode !

À l'occasion de leur dernier opus, Chronique de la Mouette, le collectif de hip hop Metapuchka rappelle, à sa manière, l'existence d'une scène indépendante et autoproduite. Entre démerde pour trouver un lieu de concert et bons plans pour concocter un album à la mesure de leurs désirs, le crew lillois empreinte les chemins de traverse de celles et ceux qui essayent de concilier plaisir et démarche consciente. La semaine dernière, ces artisans de l'utopie donnaient rendez-vous pour discuter autour de l'autoproduction. Alors j'ai enfilé mes baskets, mis ma capuche et foncé voir ce que les rappeurs lillois avaient à dire.

Lille-Sud : Le développement durable à la hache

C'était un vendredi. Un vendredi en début d'après-midi, pour être exact, et donc à un moment où la sacro-sainte sieste s'insinue doucement dans mon esprit. C'est comme ça à chaque fois, alors que mes yeux se plissent doucement, bercés par la voix de Joël Collado, que je me vois déjà en train de courir nu dans un champ de blé… Mon téléphone sonne une fois, deux fois, et je finis par répondre : « Bruegel, c'est horrible. Horrible ! » « Mais de quoi tu me parles nom de Dieu ? » « C'est horrible je te dis : ils sont en train d'abattre tous les arbres de Lille-Sud ! »

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