Reportages

« Baraki de kermesse ! »

Le baraki, tout le monde à Liège te le dira, c'est l'autre. C'est pas exactement le genre de personne avec qui tu ferais ta vie. Ni le matelot avec lequel tu voudrais naviguer. Pas même avec qui tu passerais ta soirée. Soyons clair, tu tomberas jamais en admiration devant un baraki. Tu seras plutôt désolé-e par tant de bassesse. En somme, le barakisme n'est pas le genre de médaille qu'on revendique, en bombant le torse, quoi. Même pour les barakis de kermesse, autrement dit les plus forts. Et pourtant, pourtant, ils existent. Dans l'imaginaire collectif au moins. Alors bordel, me direz-vous, c'est quoi un baraki ? Réponse radiophonique à l'Avide Centenaire, un festival de spectacle de rue sis à Chênée, banlieue ouvrière de la cité ardente.

500 colons sur la ligne de départ

Pays berbère, Tiznit, sud du Maroc. Dans ma fuite de l'École Néogonzo, j'étais venu accompagner un ami qui passe sa vie sur les routes africaines. Un fanfaron qui devise dans d'incompréhensibles palabres mais dont l'enthousiasme ouvre les portes. Comme ce jour-là, quand nous avons été invités à loger à l'Asrir, une auberge dans un riad au cœur de la médina. Ici, une obscure cérémonie était en préparation. En fait une pitoyable célébration pour néocolons qui s'ignorent...

La file d'attente à Transpole ou comment rappeler aux chômeur-ses que la télé est leur meilleure amie...

Depuis quelques mois, je participe, comme beaucoup d'autres, à grossir, doublement, les rangs des actif-ves en mal de travail. Oui, doublement, et je suis loin d'être le seul. Le travail, étymologiquement tripálĭus du latin tripálĭum (« instrument de torture à trois poutres »), rappelons-le en ces temps où la crise a bon dos alors que les entreprises du CAC 40 n'ont jamais fait autant de profits, entraîne des wagons de burn-out à force d'être pressés comme des citrons jusqu'au pépin. Et ça m'a viscéralement rendu malade.

Les nuits lilloises ou la politique du pilonnage

Si je voulais rigoler, je n’écrirais pas ce billet. En revanche c’est bien parce que je tenais à m’amuser, avec et comme d’autres, que je me suis pointé rue Henri Kolb dans la nuit du samedi 11 janvier. Hélas, ce qui semblait être une soirée foutrement festive a pris l’allure d’une confrontation directe avec les forces de l’ordre. Car nous n’avons plus le droit à nos nuits.

Au revoir LSD, bonjour Guarana : Fête de la vielle à roue à Anost !

Confortablement installé à oilpé dans une rivière des Cévennes à me faire dorer la pilule en sirotant mon troisième pastis de la matinée, le signal strident de mon oreillette bluetooth me sort d'un semi-sommeil éthylique. « Letartier ! Jack à l'appareil !! » Et merde, le Directeur ne prend pas de vacances !

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