Reportages

Les nuits lilloises ou la politique du pilonnage

Si je voulais rigoler, je n’écrirais pas ce billet. En revanche c’est bien parce que je tenais à m’amuser, avec et comme d’autres, que je me suis pointé rue Henri Kolb dans la nuit du samedi 11 janvier. Hélas, ce qui semblait être une soirée foutrement festive a pris l’allure d’une confrontation directe avec les forces de l’ordre. Car nous n’avons plus le droit à nos nuits.

Au revoir LSD, bonjour Guarana : Fête de la vielle à roue à Anost !

Confortablement installé à oilpé dans une rivière des Cévennes à me faire dorer la pilule en sirotant mon troisième pastis de la matinée, le signal strident de mon oreillette bluetooth me sort d'un semi-sommeil éthylique. « Letartier ! Jack à l'appareil !! » Et merde, le Directeur ne prend pas de vacances !

Une journée sans frontières

Il est des histoires sur lesquelles on ne peut décemment écrire … puis partir. Il est de ce ces histoires qui transpercent le ciel pourri d’un mardi de pluie battante. Cette histoire, que je vous prolonge aujourd’hui, est toujours celle de ces 120 Roms installés à la bourse du travail de Lille.

À Lille, la mairie et l'État jouent au ping pong avec les Roms

Au début de cette histoire, c'est une simple et – malheureusement – banale évacuation d’un camp de Roms. Lundi matin, 250 personnes sont expulsées d’un parking avoisinant l’université scientifique à Villeneuve d’Ascq. Un collectif de soutien, présent depuis le début, a cherché des solutions, et via les réseaux syndicaux, 90 Roms atterrissent à la flambant neuve bourse du travail à Fives. Une délégation syndicale, appuyée par un rassemblement de soutien, était reçue ce mercredi à la mairie de Lille, la bonne occasion d’en savoir plus. Alors j’ai mis ma capuche, enfourché mon vélo, et m’y suis rendu dare-dare.

Pourquoi cou(v)rir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille ?

Le reportage sportif doit être le plus noble des styles journalistiques. C’est en tout cas un point de vue que j’ai été forcé d’adopter quand, après trois heures de sommeil éthylique, le réveil m’a ébranlé vers sept heures de la mat’. Quand, pour être plus exact, je me réveillais dans l’unique but – et c’est là le plus troublant – de couvrir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille. Autrement dit une course de 21 100 mètres remuant, en même temps, 5224 joggers. Et Simon de Bavoir, mon confrère, mon ami, en était. Oui, De Bavoir. Pour tout ça, en me réveillant ce matin-là, la gueule en vrac, je n’avais qu’un seul problème en tête : mais bordel, pourquoi ?

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