Reportages

La bêtise règne sur les mobilités intelligentes en Nord-Pas-de-Calais

Jeudi 18 et vendredi 19 septembre, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lille organisait les journées de la mobilité intelligente, une grand-messe pour ingénieurs et cadres d'entreprises "innovantes" qui rêvent de mobilités appareillées urbi et orbi au prétexte que « la mobilité, c'est la liberté ». Un merveilleux sujet pour notre stagiaire de passage.

Liège : reportage fleuve dans un bateau ivre

« Liège la frondeuse ». Je ne sais plus très bien où Esteban avait eu vent de cette expression. Mais il ne lui avait pas fallu longtemps pour me convaincre de l'accompagner à l'assaut de la « cité ardente ». C'était au mois de juin 2014, en pleine coupe du monde de foot, qu'on décida d'enfourcher nos vélos et d'attraper le canal de la Meuse comme on agrippe le guidon d'un jet-ski pour tracer le sillon. Soixante-dix bornes plus tard, nos mollets fatigués atterrissaient place de l'Yser, dans le quartier d'Outremeuse, au cœur de la vallée infernale.

« Baraki de kermesse ! »

Le baraki, tout le monde à Liège te le dira, c'est l'autre. C'est pas exactement le genre de personne avec qui tu ferais ta vie. Ni le matelot avec lequel tu voudrais naviguer. Pas même avec qui tu passerais ta soirée. Soyons clair, tu tomberas jamais en admiration devant un baraki. Tu seras plutôt désolé-e par tant de bassesse. En somme, le barakisme n'est pas le genre de médaille qu'on revendique, en bombant le torse, quoi. Même pour les barakis de kermesse, autrement dit les plus forts. Et pourtant, pourtant, ils existent. Dans l'imaginaire collectif au moins. Alors bordel, me direz-vous, c'est quoi un baraki ? Réponse radiophonique à l'Avide Centenaire, un festival de spectacle de rue sis à Chênée, banlieue ouvrière de la cité ardente.

500 colons sur la ligne de départ

Pays berbère, Tiznit, sud du Maroc. Dans ma fuite de l'École Néogonzo, j'étais venu accompagner un ami qui passe sa vie sur les routes africaines. Un fanfaron qui devise dans d'incompréhensibles palabres mais dont l'enthousiasme ouvre les portes. Comme ce jour-là, quand nous avons été invités à loger à l'Asrir, une auberge dans un riad au cœur de la médina. Ici, une obscure cérémonie était en préparation. En fait une pitoyable célébration pour néocolons qui s'ignorent...

La file d'attente à Transpole ou comment rappeler aux chômeur-ses que la télé est leur meilleure amie...

Depuis quelques mois, je participe, comme beaucoup d'autres, à grossir, doublement, les rangs des actif-ves en mal de travail. Oui, doublement, et je suis loin d'être le seul. Le travail, étymologiquement tripálĭus du latin tripálĭum (« instrument de torture à trois poutres »), rappelons-le en ces temps où la crise a bon dos alors que les entreprises du CAC 40 n'ont jamais fait autant de profits, entraîne des wagons de burn-out à force d'être pressés comme des citrons jusqu'au pépin. Et ça m'a viscéralement rendu malade.

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