Billets

Sans titre (de propriété)

A Rémi,  Zyed, Bouna et toutes les victimes des violences policières.

De la fête à l’émeute. Retour sur le pilonnage de la rue Henri Kolb

Quelques temps après l’intervention policière de la rue Henri Kolb du 12 janvier dernier – que j’ai rapportée avec toute la rigueur journalistique que l’on me connaît –, le Resto Soleil a reçu une menace de fermeture administrative de deux mois. Ce bar-pizzeria – ou cette pizzeria-bar, c’est selon – a « été signalé » au préfet « pour des infractions relevées tant par la police nationale que par la police municipale ». Notamment lors de cette désormais fameuse irruption nocturne des forces de l’Ordre, dont le récit qu’elles ont envoyé au préfet n’est qu’une parodie déglinguée de ce qu’il s’est réellement passé. Hélas, au-delà des hallucinations, les emmerdes, elles, sont bien réelles.

Doux Jésus, nous sommes attaqués par des journalistes patriotes et va-t-en-guerre !

Au bout d'une semaine harassante d'une campagne de mobilisation générale autour des matchs éliminatoires pour la Coupe du monde de football, jalonnée d'une défaite militaire (cherchez les coupables) et d'une victoire (cherchez les héros) qui a le goût de revanche, la France bat l'Ukraine trois buts à zéro. Cocorico, armistice et fin de partie. Enfin, pas pour tout le monde.

La crainte et le dégoût. Quand Hunter S. Thompson réagissait à l'assassinat de John F. Kennedy

Le 22 novembre 1963, Hunter S. Thompson écrivait à son pote William J. Kennedy pour réagir à l'assassinat du président américain à Dallas. Le journaliste utilise pour la première fois l'expression « La crainte et le dégoût ». Un avant-goût sur la mort du rêve américain.

BFM TV est une drogue hallucinogène très puissante

Ça peut paraître étrange, mais il se trouve que votre dévoué serviteur est l’un des meilleurs spécialistes de BFM TV. Allez savoir pourquoi, il m’arrive de la regarder durant des journées entières, voire d’emplir mes nuits insomniaques par ses multiples et répétitives « news ». J’en ai connu, des polytoxs désœuvrés, des ivrognes incontrôlables, etc., mais en comparaison de l’état de folie dans lequel me plonge cette chaîne d’« information en continu », leurs défonces semblent bien gentilles. BFM TV est une drogue dure, pas de doute.

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