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Quand l’extrême-droite commémore l’histoire de Lille

Les identitaires flamands se présentent souvent comme de simples passionnés d’histoire. Des amoureux du folklore régional, de la moule et de la frite, et rien de plus. Leur « combat », selon eux, ne relèverait que de la défense du patrimoine et de la tradition. Ou la défense de l’histoire du peuple flamand contre les menaces extérieures que la mondialisation et l’« islamisation de la société » feraient peser sur elle. Du coup, ils n’hésitent pas à célébrer le passé ou les figures qui l’ont marqué dans la région. Le problème c’est que, par ignorance ou par un révisionnisme maladroit, ils malmènent l’histoire qu’ils prétendent – paradoxalement – défendre. Le dernier exemple en date, concernant l’appel du groupuscule Opstaan à commémorer Jeanne Maillotte le 29 janvier, mérite d’y revenir. Pour ne pas laisser l’extrême-droite manipuler l’histoire de Lille.

Lille cartographiée à la sauce néogonzo

Nous avons l’honneur de vous annoncer l’ouverture d’une nouvelle section de l’École Néogonzo de Lille (ENL) consacrée à la cartographie et au coloriage. L’objectif est de former de véritables spécialistes de l’espace et de la règle trace-formes, capables de produire des croquis (presque) géographiques, dans tous les états d’ébriété possibles et imaginables. Et nous ne manquons pas d’ambition, puisque nous espérons bien, un jour ou l’autre, réaliser notre propre manuel de géographie « première et terminale » afin de le proposer au ministère de l’Education nationale. Ouais, ouais ! Lectrices et lecteurs, voici en exclusivité les premiers croquis garantis « sous influence de bière » et faits 100 % à l’arrache. Y’en aura d’autres.

Le World Forum de Lille ou le boniment dit "responsable"

Le 23 octobre 2007, Martine Aubry – « socialiste » – prononçait avec « un plaisir immense » son discours d’ouverture du premier « Forum Mondial de l’Economie Responsable ». Depuis, chaque année, Lille accueille cette fête patronale et fichtrement décomplexée. Trois jours pendant lesquels des patrons convaincus parlent à d’autres patrons convaincus pour se convaincre mutuellement de leurs vertus, le tout sur un air de rock. Or, à les entendre, il faudrait faire la différence entre le « capitalisme financier » qui est le mal et le « capitalisme responsable » – le leur – qui est le bien. Le premier serait la cause de tous les maux, le second, leur remède. Voyons de plus près ce boniment qui, en dépit d’une intense communication, peine à convaincre.

Ne l’appelez plus Martine Aubry, mais « Lille »

Je ne vous dissimulerai pas, bien aimés lectrices et lecteurs, la sincère joie de vivre qui m’a envahi à la lecture du dernier numéro de Lille Magazine. Car cela faisait bien longtemps que je n’avais parcouru si puissante propagande. Au fil d’une quarantaine de pages ô combien délicieuses, l’on est bien forcé d’admettre que Madame Martine Aubry n’est pas simplement maire de Lille, ni reine, ni même déesse… non, Madame Martine Aubry est Lille. Métamorphosée – incroyable mais vrai – en « femme-ville ».

« L’organe coupable »*. Ce que le procès Brigitte Mauroy/Charlie Hebdo ne dit pas

En février 2009 s’est tenu à Lille un procès intenté par Brigitte Mauroy contre Charlie Hebdo et son journaliste Antonio Fischetti. L’urologue poursuivait ce dernier pour diffamation à la suite d’un papier publié un an auparavant, dans lequel il affirmait qu’elle se rendait « complice de mutilation sexuelle ». En cause un article de la scientifique, intitulé « Vulve », paru en 2004 et comportant une phrase sur le prépuce du clitoris particulièrement ambigüe. Au final la justice avait tranché en prononçant une relaxe complète. Mais le 25 mai dernier, le procès en appel s’est soldé par une condamnation de Charlie, coupable cette fois d’attenter à « l’honneur et la réputation de la plaignante ». Le plus inquiétant, dans cette histoire, c’est qu’on en oublierait presque le fond du problème : les mutilations sexuelles féminines.

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