Billets

Contre l'architecture... et ses architectes

Recension de l'ouvrage de Franco La Cecla consacré aux stars de l'architecture mondiale. Entre constructions mégalomanes pour centres d'affaires, « disneylandisation » des quartiers et architecture de seconde zone, ce livre ne manquera pas d'éclairer les lecteurs lillois sur les transformations de leur « métropole ».

Les dix objets clés de la bourgeoisie

Éléments pour une sociologie "de poche"... comme un couteau d'assassin.

Après les échecs à fragmentation du communisme et du fascisme, l'idéologie bourgeoise reste, depuis 1789, l'idéologie dominante. Les lourds attraits des rois les ont conduits dans la tombe. Gageons que ces dix objets, loin d'être les gadgets qu'ils prétendent, ne coulent ce paquebot par le fond, et emportent avec eux ces deux siècles de trahisons. Pour la liberté, et la disparition de tout pouvoir.

Pourquoi, diable, ce con de Vercingétorix a-t-il perdu contre César ?

C’est une question, comme une autre d’ailleurs, qu’il est légitime de se poser. Et même si vous, tendres lectrices et lecteurs, qui lisez ce billet, vous vous en tapez comme de Cneius Domitius Ahenobarbus – ce que je peux comprendre – et que vous vous demandez ce que peut bien faire un tel texte sur le site de l’École Néogonzo de Lille (ENL), sachez tout de même que Vercingétorix a perdu la guerre contre César en l’an 52 avant le Christ Tout Puissant. Autrement dit il y a 2062 années de cela. Vous pouvez vous dire, et je ne le prendrais pas pour une moquerie, que c’était il y a bien trop longtemps pour susciter un quelconque intérêt chez une personne équilibrée ou normalement constituée. Certes, mais dans ce cas, gardez bien à l’esprit que les dinosaures ont régné sur la Terre pas moins de 160 millions d’années… et que, par conséquent, ces pauvres 2062 années qui nous séparent de Vercingétorix ne représentent rien, ou pas grand-chose, sur la ligne du temps qui passe. C’est un peu comme si c’était hier, quoi, enfin presque. Mais bref ! Je m’égare.

Les étranges aventures d’H. S. Thompson et Robin 43000

Notre ami dessinateur KRST – que nous saluons chaleureusement au passage – nous a concocté et envoyé une petite bande dessinée, en deux planches et drôlement bizarre. Dans le message accompagnant ses dessins, il nous dit juste : « Je me suis bien amusé, c’est très con et ça n'a aucun sens, c’est juste un trip », sans autre explication… Mais nous ne sommes pas dupes : en croquant ce qu’il a vraisemblablement vu dans un de ses rêves les plus déjantés, il est certain que le bougre ne nous a pas loupés. Non mais, tu nous fais passer pour qui, KRST ? Sérieux… (Hé ! Hé ! ndlr). Bref, on ne vous fait pas patienter plus longtemps, voici notre première gonzo-bande dessinée. Et on espère qu’il y en aura d’autres, parce qu’on s’est quand même bien fendu la margoulette ; n’est-ce pas, KRST ?

Quand l’extrême-droite commémore l’histoire de Lille

Les identitaires flamands se présentent souvent comme de simples passionnés d’histoire. Des amoureux du folklore régional, de la moule et de la frite, et rien de plus. Leur « combat », selon eux, ne relèverait que de la défense du patrimoine et de la tradition. Ou la défense de l’histoire du peuple flamand contre les menaces extérieures que la mondialisation et l’« islamisation de la société » feraient peser sur elle. Du coup, ils n’hésitent pas à célébrer le passé ou les figures qui l’ont marqué dans la région. Le problème c’est que, par ignorance ou par un révisionnisme maladroit, ils malmènent l’histoire qu’ils prétendent – paradoxalement – défendre. Le dernier exemple en date, concernant l’appel du groupuscule Opstaan à commémorer Jeanne Maillotte le 29 janvier, mérite d’y revenir. Pour ne pas laisser l’extrême-droite manipuler l’histoire de Lille.

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