Billets

La France brûle à cause d’un film

« C’était une mauvaise idée ! Une connerie qui va nous coûter cher ! » Voilà ce qu’un membre du cabinet du ministre de l’Intérieur nous a répondu au sujet du film Juste Police dont la diffusion, il y a deux jours en simultané dans plusieurs salles de quartiers qualifiés de « sensibles », a déclenché une trentaine d’émeutes sur le territoire. « Le film n’était pas mauvais en soi », a conclu notre source, « mais il n’était vraiment pas audible pour les délinquants qui peuplent ces zones urbaines. »

Téléramoche

Télérama n’est pas un journal de merde. Ce serait trop facile.

En France, on a de la chance, c’est bien connu. Par exemple, tout le monde peut voir de beaux films, surtout s’ils entendent, au loin, Le Cri de l’œil. Mais on a de la chance aussi parce que, sans qu’on n’ait rien demandé, un hebdomadaire sait faire, pour vous, la différence entre un Hitchcock et un navet, un Pialat et un navet, un Von Trier et un navet, un Despentes et un porno. Cet hebdomadaire, sans qui se cultiver n’aurait pas ce si bon goût français que le monde nous envie, sans qui on serait vraiment paumés dans nos vies de cons, c’est Télérama.

« Ne plus voir sa gueule »

Cent vingt jours... Hein ! Impossible ! Tout le monde s'est endormi ou quoi ?! Mais... mais... on devait le prendre à la gorge le Francis Hollande, lui faire sa fête, les millions de manifestants de naguère devaient réclamer leur dû, prendre la rue, les boulevards et les rond-points. Rien de tout ça n'est advenu. Rien à signaler. Silence radio.

Comment les Gaulois, foutre merde, sont-ils devenus des ivrognes ?

Il y a quelques billets de cela, je vous parlais de la façon dont Vercingétorix s’était pris une grosse raclée par ce salopard de César. Eh bien il se trouve que je n’en ai fini ni avec ces sauvages d’un autre temps, ni avec vous, bienheureuses lectrices, bienheureux lecteurs. La question que je me pose aujourd’hui vous ennuiera certainement, j’en conviens. Mais à vrai dire là n’est pas l’essentiel. Car un jour vous aussi vous vous réveillerez l’esprit occupé par ce terrible questionnement : « Bordel de dieu, comment ces connards de Gaulois ont-ils bien pu devenir alcooliques ? » Et quand ce jour viendra, vous chérirez ce fichu billet.

Ch'ti land et La Voix du Nord

 Ce mercredi 30 mai, La Voix du Nord pète un boulard. Car, merde, La Voix du Nord elle en a marre de voir les méchants médias parisiens se foutre de la gueule de ses lecteurs. Alors comme elle est pas contente, La Voix du Nord, elle titre en une « L'indélébile image caricaturale des Ch’tis ».

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