Billets

Comment j’ai vomi, violemment, lors du discours de Macron

Depuis 2012, j’ai l’habitude de passer les soirées électorales avec des proches, souvent les mêmes, devant la télé, pour descendre quelques binches, bouffer de la pizza et déblatérer nos commentaires acerbes sur le spectacle et ses acteurs. C’est donc de cette façon que je comptais occuper la soirée du dimanche 23 avril, pour le premier tour des présidentielles dont le scénario, cette année, était particulièrement chiadé. Seulement, cette fois-ci, mon corps m’a fait comprendre, dans la douleur, qu’il en avait assez.

Hollande l'imposteur, le bouffon, l'ennemi

La mauvaise herbe sociale-démocrate (ou ce qu'il en reste) a encore gouverné cinq années de cette foutue république qui sent le bouc. Cinq années de bons et loyaux services pour la caste dirigeante, les grands propriétaires, les gros bourgeois, les sales capitalistes... Appelez-les comme bon vous semble, ce sont les ennemis du populo qui vivent sur not' dos. On a pris un peu de temps et une machette pour dresser le bilan de ce quinquennat sous 49-3.

La fin de nos droits

Six ans ont passé. Mes souvenirs sont encore vifs. C’était en janvier 2011, dans la nuit du 14 au 15 janvier plus précisément. Ben Ali avait tout juste été dégagé de son trône. Et nous, pour bien d’autres raisons, on guinchait au Centre culturel libertaire de Lille. On était 53, 53 à subir alors l’incroyable expédition punitive que la police avait voulu infliger aux « sales gauchistes ». Aujourd’hui, dans cet état d’urgence et de violence qui se consolide chaque jour un peu plus, cette nuit de janvier 2011 me reste en travers de la gorge.

Cohen, Adrien, la mort & moi

Leonard Cohen a quitté le monde des vivants le 7 novembre dernier. À l’École Néogonzo de Lille, cette disparition en a ému plus d’un. En particulier Jean Mouline, l’élève aventurier, révolutionnaire permanent et éternel persécuté, dont on n’avait plus aucune nouvelle depuis (trop) longtemps. On ne sait toujours pas où il se terre, mais il nous a fait parvenir ce texte puissant, en hommage à une voix, à des paroles, à un (grand) auteur… Mais pas seulement.

« Montée de la haine »

Le texte qui suit, quelque peu naïf et balbutiant, a été publié le mercredi 29 mars 2006 dans le dernier numéro du C’est Pas Encore fini. Une petite parution sauvage fabriquée quotidiennement par des étudiants investis dans le mouvement anti-CPE – certains Lillois s’en souviendront ; dix-huit numéros diffusés gratuitement, de main à main, à plusieurs centaines d’exemplaires, à la fac et dans les manifestations. La veille de la sortie de ce numéro, plus de 50 000 personnes avaient envahi les rues de Lille. La manifestation était tellement grande que sa tête avait rencontré sa queue : du jamais vu. Mais à cet engouement collectif avait vite succédé un brutal rétablissement de l’Ordre. C’était il y a dix ans, bordel…

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